26/03/2007Et si on pensait vacances ...
Une dizaine de jours à Seraya Kecil,
petit îlot coralien dans la mer de Florès,
300m de large sur 1,5 km de long,
plages désertes de sable immaculé
et mangroves ombragées de palétuviers ...
avec excursions de quelques jours en bateau,
pour aller débusquer les dragons de Komodo,
explorer l'île primitive de Rinca ...
et pourquoi pas pousser jusqu'à l'Australie,
et finir le séjour par une bonne semaine à Bali ...
... ça devrait le faire, non ? 16/03/2007Première fois ... (fin)...
J’ai gagné.
Non seulement j’ai encore gagné le cache-cache mais j’ai gagné aussi un nouveau monde. Un monde fait de frissons, d’incroyables sensations. Comme ses poils étaient fabuleux au toucher, comme le parfum de son sexe était enivrant, comme le goût de sa langue est encore présent dans ma bouche, comme ses gémissements étaient beaux à entendre, comme je regrette de ne pas avoir vu son sourire de jouissance.
Tout en se passant un gant de toilette sur le visage, Rissert me regarde en biais "Pourquoi tu souris bêtement ? " me lance-t-il d’un coup de menton vers l’avant.
Je hausse les épaules, passe la brosse à dents du coté droit, frotte quelques secondes et crache dans le lavabo. Pourquoi Maletta connaissait-il mon nom ? Savait-il que la porte serait ouverte ? Qu’y a-t-il dans cette cave d’ailleurs ? Qui a marché dans le gravier de la cour d’honneur ? Quand aurai-je des poils au sexe ? Rissert se prend un coup de serviette de Quemener et lui balance son savon en représailles. Dans le miroir, je vois arriver Babin qui gueule de se calmer et de se dépêcher d’aller au lit. Les 3èmes attendent leur tour pour utiliser les lavabos. Je suis le dernier à sortir et je vois Maletta qui discute avec un autre. Je ressens comme une fierté en le regardant. Lui ne me regarde pas. Et si j’avais mal entendu tout à l’heure ?
Je suis un des derniers à me coucher. Je pose ma montre sur ma chaise de chevet, vérifie qu’elle est à l’heure en comparant à la pendule du dortoir. 21h30. Babin éteint la lumière en nous disant "Bonne nuit", quelques uns répondent, des rires s’étouffent sous les draps. Par les fenêtres, on distingue les branches des platanes qui s’ébrouent devant le clocher de la chapelle. La chapelle. Ma main se pose sur mon sexe. J’ai l’impression de le redécouvrir. La sensation du toucher est différente, comme si ce n’était pas vraiment ma main qui le caresse, comme si une pellicule qui le recouvrait avait été enlevée par la bouche de Maletta. Je me rends compte que j’ai moi aussi un point plus sensible. Comme mon sexe est petit comparé au sien. Une goutte perle, je l’essuie sur le doigt et le porte à la bouche. Ce n’est pas le même goût. J’entends les 3èmes sortir des lavabos.
J’ai envie de retrouver ces sensations. J’ai envie de sentir à nouveau ses mains sur moi, de respirer l’odeur de son sexe, de jouer avec sa langue, je soupire. Mon voisin de lit se met à ronfler. Au loin, des chuchotements. Un halo de lumière passe sous la porte de la piaule de Babin. Un ressort gémit. Pourquoi Maletta m’a-t-il suivi ? Comment savait-il mon nom ? Qu’y a-t-il dans cette cave ?
Je sursaute. Je me suis endormi. J’attrape ma montre mais elle m’échappe et tombe au sol. Il n’y a plus de lumière chez Babin, tout est silencieux. Je retrouve ma montre, les aiguilles fluorescentes indiquent minuit moins quart. Ouf.
Je décide de ne pas prendre le risque de m’endormir à nouveau et de sortir tout de suite du dortoir. Je mets mes chaussons et j’essaie de ne pas faire grincer les lattes du plancher, ou le moins possible. J’ai le cœur qui bat aussi vite que lorsque j’ai entendu les pas dans le gravier tout à l’heure. J’arrive à la porte, je sors dans le couloir. Ici au moins, c’est du carrelage, c’est silencieux.
Je passe devant le dortoir des 3èmes et me dirige vers l’escalier pour descendre au 2ème étage, ce que nous n’avons pas le droit de faire normalement le soir. A mi-palier, je sais que j’entre dans une obscurité interdite, mais je dois continuer. Le couloir du 2ème étage est noir et silencieux. Seule la porte vitrée des toilettes diffuse la pâle lumière grise des lampadaires du boulevard de la Croix-Rousse. J’ai l’impression d’entrer dans un film en noir & blanc. Je suis un Chiche-Capon des Disparus de Saint-Agil. J’entre. Personne vers le lavabo, personne dans le premier WC, ni dans le deuxième, ni dans le troisième, personne vers les urinoirs. Personne. Je m’accoude à la fenêtre et je vois passer un trolleybus, un 13/18. Les perches du trolley font une étincelle, je sursaute. Une main se pose sur mon épaule, je sursaute.
"T’es un chaud, toi, dis donc " me dit Maletta en me passant une main sur les fesses.
- "Pourquoi ?" en me dégageant de ses mains
- Ben t’en veux encore !
- Euh … je sais pas … c’était … bizarre … tu fais ça souvent ?
- Ouais ça arrive, y’en a quelques uns qui aiment bien ça … y’a pas d’mal tu sais …
- ...
- ...
- ...
- Tu pourras me prêter ton livre quand tu l’auras fini ?
- Je peux te le prêter dès demain, je l’ai lu deux fois déjà !
- Sympa merci !
- Bon … on y va ?
Et il m’attrape par la nuque et me fait reculer vers le lavabo tout en m’embrassant à pleine bouche. Sa langue a cette fois un goût de dentifrice mais la chaleur est la même. Je sens immédiatement une main entrer dans mon pyjama et me pétrir les fesses. Je sens également son sexe contre le mien. Je suis rassuré, je n’avais pas halluciné, tout est bien arrivé.
Je m’agenouille devant lui et je vois son sexe qui s’est frayé tout seul un chemin par la braguette à boutons de son pyjama, ça me fait rire. Il me sourit. Je suis content de le voir cette fois. Ses mains m’électrisent toujours même si je suis moins surpris que tout à l’heure. Les sensations sont moins intenses mais chacun de ses gestes écrit sur mon corps. Il y a moins de frénésie mais plus d’onctuosité dans nos frottements. Plusieurs fois je me retrouve dans ses bras, dos contre son torse et je sens son sexe sur mes fesses. Cette sensation me trouble. J’en frissonne, il s’en rend compte et il me dit à l’oreille "attends, ça, tu vas aimer". Il recueille de la salive sur ses doigts et, d’un geste sûr, me l’applique entre les fesses, tout en me massant le trou du cul d’un doigt. Mon corps apprend, emmagasine toutes ces sensations. Peu à peu son doigt me pénètre, il joue à attendre et à me surprendre. Il me propose de me baiser. Ce mot ne m’évoque que sa bouche, aussi je l’interroge d’un haussement de sourcils. Il sourit et me dit avec une grande gentillesse dans le regard "Si tu as mal, ou que tu ne veux pas, tu le dis et j’arrête, ok ? " " Ok ! " Comment peut-il me faire mal alors qu’il m’a ouvert la porte de la quatrième dimension du plaisir !
Il s’approche du lavabo, frotte un peu les doigts sur le savon jaune fiché dans le mur, s’enduit la queue de salive et de savon, s’approche de moi, pose une main sur le bas de mon dos et, doucement, inéluctablement, naturellement, me pénètre. Sa main posée sur mon torse me renvoie et amplifie les battements de mon cœur. "ça va ? " ose-t-il presque timidement. D’un mouvement de tête, je lui réponds ce qu’aucun mot ne peut décrire. Se sentir habité. Empli. Visité. Découvert. Exploré. Fouillé. Investi.
Imperceptiblement, il commence à bouger en moi. Le même éclair que tout à l’heure me traverse la tête. Il m’embrasse la nuque et me serre contre lui. Je le sens grossir en moi. Emoi. L’image de mon corps l’absorbant complètement se forme dans mon esprit et j’ai l’impression qu’une distorsion de l’espace temps nous soulève de terre. Les mouvements se font de plus en plus réguliers et appuyés. Une sensation fulgurante transforme chaque cellule de mon corps en particule de plaisir. Je deviens peu à peu un nuage suave et ouateux dans lequel il s’enfonce confortablement. Acmé. Suspension du temps. Coagulation des corps. Liquéfaction de la réalité.
Au réveil, mon esprit me dit que j’ai rêvé mais mon corps, lui, sait ce qui s’est passé. Il aura toujours le dernier mot dorénavant.
... 30 ans que ça dure ... Première fois ... (suite)...
Des pas font crisser le gravier de la cour d'honneur. Maletta souffle un "merde" tout en exerçant une courte et intense pression sur mes avant-bras avec ses mains. D’un geste, je m'extirpe de son cocon, me retourne et regarde par l'interstice mais je n'arrive pas à distinguer qui que ce soit. Ma respiration s'accélère. Je sais que ce n'est plus une partie de cache-cache qui se joue dorénavant.
Soudain, Maletta, qui s'est levé lui aussi, me prend le bras. Il a ouvert la porte de cette cave, me pousse à l'intérieur, entre derrière moi et referme la porte derrière lui. Je ne respire plus mais pourtant je ressens une forte odeur de poussière et de renfermé. Il me pousse contre le mur, applique la paume de sa main sur ma bouche et se plaque contre moi, une jambe entre mes cuisses, bassin contre bassin, torse contre torse. J'écarquille les yeux mais ne parviens rien à distinguer. Son souffle est chaud. Mes muscles se relâchent. Il le sent et relâche lui aussi la pression de sa main sans l'enlever pour autant. Mes bras l'enlacent comme si une force invisible tenait les ficelles de ma marionnette. De sa main libre, la gauche, il me presse la cuisse, puis remonte fermement jusqu'à la fesse. Il tire mon T-shirt du pantalon et s'introduit le long de mon échine, ce qui me fait frissonner et gémir. Il enlève la main droite de ma bouche et me bâillonne immédiatement de ses lèvres. Je sens sa langue tenter d'entrer. Avec un temps de retard, j'entrouvre la bouche mais il recule la tête. Mes lèvres restent pourtant collées aux siennes car mes mains lui ont saisi la nuque et il aspire ma langue dans sa bouche. Je suis Isabelle Adjani se faisant arracher son imperméable par Jacques Spiesser dans La Gifle.
Sa main gauche descend et s'introduit doucement dans mon pantalon tandis qu'il me prend la main droite et la guide jusqu'à son entrejambe. Mon esprit ne peut comprendre ce que ma main touche, n'ayant eu moi même que de rares et brèves érections inopinées. J'essaie en vain de saisir son sexe à travers le jean et je sens sa main qui ouvre sa braguette. Je suis frappé par la chaleur et le volume de son sexe à travers son slip. J'écarte d'une main l'élastique tandis que de l'autre je plonge à l'intérieur. Mes doigts rencontrent alors une myriade de poils qui font comme autant d'étincelles dans mon corps. Je saisis sa bite à pleine main, elle tressaille, sa vigueur hypnotise ma main. Il m'embrasse l'oreille tout en introduisant encore plus bas sa main entre mes fesses. Mon corps ne me répond plus, il est tout entier tourné vers ces nouvelles sensations. Chaque membre, chaque doigt, chaque parcelle de peau envoie à mon cerveau une telle quantité de stimuli que je suis pris de vertige. Nous sommes dans le noir et pourtant je suis aveuglé, le silence m'abasourdit. Je chancelle et je sens ses mains qui me soutiennent sous les aisselles, il pose son front contre le mien, je l'entends sourire. Sa main me caresse le visage "Calme toi" chuchote-t-il.
Mes yeux s’habituent peu à peu à l’obscurité et je distingue à peine son visage souriant et rassurant. Curieuse, ma main se pose à nouveau sur son sexe, la peau est humide et douce. Je sens les veines. Je découvre aussi ses couilles, poilues et soyeuses.
"Branle moi" "Hein ?" "Branle moi" répète-t-il en guidant ma main.
Je découvre peu à peu le fonctionnement de sa bite, son prépuce, je sens des gouttes perler.
Je me rends compte soudain qu’il a ouvert et baissé mon pantalon, et que mon sexe est également en érection. Il baisse mon slip et commence lui aussi à me branler. Soudain, sa bite s’échappe de ma main car il s’est baissé. Je sens son souffle sur mon pubis et tout d’un coup, une chaleur moite me donne l’impression de faire exploser mon gland. Sa bouche s’est refermée sur mon sexe et je sens sa langue le découvrir consciencieusement. Une sensation d’extrême fraîcheur puis d’intense chaleur s’empare de mon ventre. La tête me tourne, des larmes ruissellent sur mes joues et un éclair phénoménal me traverse l’esprit alors que je sens sortir quelque chose de ma queue et que je suis parcouru d’irrésistibles soubresauts. Il se recule, saisit ma bite de la main en lâchant un "Ouais ! " encourageant et donne encore quelques va-et-vient du poignet.
"A ton tour" me convoque-t-il dans l’oreille. Je m’agenouille fébrilement et je suis happé par l’odeur inconnue de son sexe, je lèche un petit peu, le goût est incroyable, velouté et aigre. Je sens sa main qui se pose sur ma nuque, j’ouvre la bouche et me laisse emplir de ce membre chaud et envoûtant. Je dois respirer par le nez car le volume de sa bite m’étouffe. Je remarque qu’il frémit lorsque ma langue s’attarde à un point précis. Je joue avec son prépuce, avec ses couilles. Il commence à imprimer un mouvement de balancier du bassin tout en maintenant ma tête d’une main. Je sens l’ensemble de ses muscles se tendre. Il émet de petits gémissements, ses doigts me serrent le crâne de plus en plus. Il susurre "Je vais jouir" et sa bite inonde ma bouche de son sperme dont le goût suave et salé m’écœure un peu. Je crache ce que je n’ai pas avalé à coté de nous et me relève. Sa respiration est ample et profonde. Il a toujours la main sur ma nuque et ses doigts semblent me parler en morse. Doucement, son étreinte se relâche. Je le devine se rhabiller et je fais de même.
Il se rapproche de la porte, marque un temps d’arrêt pour écouter à l’extérieur, et ouvre la porte, jugeant le calme suffisant. Un rai de lumière du lampadaire me fait cligner des yeux.
Maletta referme la porte en silence, me tape sur l ‘épaule en souriant.
"Je serai aux toilettes du 2ème étage à minuit ce soir " lâche-t-il en bondissant hors de notre cachette. "Viens me retrouver ! Salut !"
Il s'éloigne et s'évanouit dans la nuit. Silence.
J’ai l’impression de ne plus être ce garçonnet qui s’était tapi là il y a quelques minutes. L’air du soir semble avoir une nouvelle odeur, les bruits sont-ils plus étouffés, ou bien plus stridents, je n’en sais rien. Le monde peut-il être le même après ce qui vient de se passer ? Les autres vont-ils se rendre compte de ce qui m’est arrivé ? Qu’est-il arrivé ? Est-ce arrivé ?
Minuit ?
Ok, dans 3 heures j’aurai des réponses.
... à suivre ... 15/03/2007Première fois ...
Le repas du soir se termine. Le réfectoire se vide peu à peu de ses bruits quotidiens de vaisselle entrechoquée. Perché sur son estrade, Babin, le surveillant, racle consciencieusement son yaourt avec la lassitude de la journée qui s'achève. Comme tous les internes de 4ème, il me reste une heure de récréation, puis ce sera la toilette et le coucher. Profitant de la douceur de ces soirées d'automne, Cauchepin, Rissert, Vendetti, Quemener et moi décidons de reprendre notre partie de cache-cache d'avant le repas, d'autres se joignent à nous, quelques 3èmes également, sans doute lassés de leurs sempiternelles parties de foot.
J'aime ces parties de cache-cache. Elles me donnent l'occasion d'une part de découvrir des recoins insoupçonnés de l'établissement, mais aussi de tirer parti de ma petite taille, ce qui est rare à l'adolescence. De ce fait, je suis devenu le champion de ce jeu !
C'est Rissert qui s'y colle, nous nous éparpillons rapidement. Beaucoup filent vers le terrain de sport, dont les bosquets périphériques constituent des planques faciles, mais faciles à débusquer également. Rapidement, j'essaie de me souvenir des cachettes que Rissert connait déjà, comme celle d'hier, où je m'étais caché entre les deux énormes matelas de réception de saut en hauteur, et j'avais gagné d'ailleurs.
Je décide de me diriger vers la chapelle, car j'ai repéré il y a quelques jours un renfoncement sous l'escalier extérieur. Il s'agit en fait d'une douzaine de marches qui descendent en tournant vers une porte en bois, sans doute une cave.
Je descends et je m'accroupis sur la dernière marche. Parfait. Non seulement, je suis totalement dissimulé, mais en s'agenouillant, un interstice entre deux pierres permet de voir une bonne partie de la cour d'honneur, c'est-à-dire qu'on ne peut arriver à la chapelle sans que je le vois. Je sens que je vais encore gagner !
"On dirait que tu as trouvé la cachette idéale, dis donc !" C'est un des 3èmes qui s'est joint à nous pour la partie. Il est debout en haut des marches, il devait me suivre très discrètement pour que je ne le vois pas arriver. J'ouvre la bouche mais aucun son n'en sort.
"Bon, y'a de la place pour deux, c'est parfait !" dit-il en descendant les marches vers moi. Il s'asseoit sur la dernière marche, tout en s'appuyant de la main gauche sur mon genou droit. Je perçois vivement la chaleur de la paume de sa main. Ce contact me trouble un peu, car j'ai pris l'habitude depuis 2 mois d'attendre le vendredi pour retrouver le plaisir des embrassades familiales, seul nouveau contact physique depuis la bise de "bonne semaine" du lundi matin.
"C'est Yomot, ton nom c'est ça ? Salut, moi c'est Maletta" Et, prolongeant ses mots, sa main droite vient saisir la mienne dans une poignée franche et chaleureuse. La poignée est brève mais elle m'a transmis un mélange de confiance, de respect et de curiosité.
Je n'ai toujours pas prononcé un mot, acquiescant seulement de la tête tout en me demandant comment ce 3ème connait mon nom. Un cri retentit, venant de la cour de récréation. Je mets mon index sur ma bouche pour lui demander de ne plus faire de bruit. Il sourit. Il est brun, doit avoir 15 ou 16 ans, c'est-à-dire 3 ans de plus que moi qui ai un an d'avance. Lui s'est déjà rasé comme le prouve l'absence de duvet au dessus de sa lèvre supérieure. Ses yeux sont vifs et ses lunettes cachent avec peine des sourcils qui se rejoignent.
"C'est sympa votre jeu comme truc, ça permet de bouquiner tranquille !" dit-il en sortant un livre de poche de son blouson.
"C'est quoi ce que tu lis ?" lui demandè-je à voix basse.
"Les enfants terribles " me répond-il en conspirateur, "de Cocteau"
"C'est bien ? ça parle de quoi ?"
"C'est ... terrible ! Tu veux que je t'en lise un passage ?"
"Ok mais je surveille la cour d'honneur en même temps !"
Et il commence à lire un passage, sa voix est différente quand il lit, plus onctueuse. Je suis toujours agenouillé sur la marche pour être en face de l'interstice et voir les alentours. Lui est assis dos à l'escalier et soulève son livre dans la clarté du lampadaire à mercure.
Son coude est venu se caler contre ma cuisse. J'entends sa voix mais n'écoute pas les mots.
Il s'interrompt :"ça te plait ?"
"Oui" mais en fait, ce qui me plait c'est qu'il lise pour moi, pas ce qu'il lit.
Il reprend sa lecture quelques minutes, puis ferme le livre, le serre contre lui et ferme les yeux. Nous restons un moment, un long moment en silence, côte à côte. La fraîcheur du soir tombe peu à peu, et, n'ayant pas de blouson, je ne peux réprimer un frisson.
"Tu as froid ?"
"Un peu"
"Viens" Et il me saisit et me fait basculer contre lui tout en écartant les jambes.
Je me retrouve assis entre ses cuisses, dos contre son torse, et il m'enveloppe de ses bras. Le geste a été parfait, sans heurt, comme si nous l'avions répété de nombreuses fois. Je sens immédiatement la chaleur de son corps qui m'irradie. Je prends une grande respiration, puis je vide mes poumons de façon à plaquer totalement mon dos contre lui. Ma nuque touche ses lèvres et son souffle descend contre mon cou jusqu'entre mes omoplates.
Quelques secondes s'écoulent, une courte éternité.
... à suivre ... 13/03/200722 avril & 6 mai ...Préambule : Cet article sera mon seul et unique article politique de ce printemps électoral.
Voila, je sais quel bulletin je vais mettre dans l'urne, ma décision est prise.
Et comme elle est définitive, je peux donc zapper tout reportage, interview, débat ou sondage pré-présidentiel dorénavant inutile ... Que de temps précieux gagné je vais pouvoir consacrer à Zieubleu, à mes amis et à ma famille, sans m'oublier au passage.
Le choix est plus simple qu'en 2002 (mais aussi grâce à 2002 !). Je fais l'impasse immédiatement sur les zozos Dupont-Aignan, Shivardi, Nihous ou autre Nekkaz (où alors, il faut aussi un candidat spécifique pour les blonds qui dorment sur le dos et qui aiment Chimène Badi, et une autre pour les boulangères un peu rondes prénommées Jeanine !). Je renvoie dos à dos à dos les trois égos qui n'ont pas voulu s'effacer devant le risque d'éparpillement des voix altermondialistes (Laguiller, Besancenot, Bové). Villiers-Le Pen, même dégoût profond. Dégoût encore plus marqué car accompagné d'un sentiment de tromperie (duperie ?) permanente quand je vois ou entend Sarkozy. Je sais d'ailleurs que ce que j'ai fait pour Chirac en 2002, je serai incapable de le faire pour lui en 2007 si d'aventure ... Ensuite, voyons voir, qui reste-il ?
Marie-Georges je l'ai toujours bien aimée et elle fut une ministre efficace, mais avec qui gouvernerait-elle ? Voynet fait figure de redoublante et semble de moins en moins crédible. Bayrou ? Bien sûr il apparait comme tout neuf tout souriant, les médias nous le vendent comme un sauveur ... mais ce fut un des plus médiocres ministres de l'Education, il ne dispose que d'un ou deux noms crédibles (Comparini, Morin) pour former un gouvernement et quand on passera aux législatives, les élus UDF étant tous tournés vers la droite (voire même la droite de la droite !) ... ça finira en gouvernement Balladur II ... erkk ... (même Corinne Lepage, ex-ministre de Juppé, s'est ralliée à lui !).
On pourrait croire de part la construction de cet article, que je vais voter Royal par dépit ... il est vrai que j'aurais été plus enthousiaste sur une candidature de Marylise Lebranchu (je suis sûr qu'elle fera partie du gouvernement !). Non, je vais voter Ségolène Royal parce que c'est la candidate du parti dont je me sens le plus proche, qui peut remporter les législatives en juin et dont les possibilités de gouvernements sont nombreuses, parce que je crois qu'une femme à l'Elysée peut faire entrer la politique dans un nouvelle époque, parce que j'adhère à la grande majorité de ses 100 propositions, parce qu'elle veut faire entrer Olympe de Gouges au Panthéon, parce qu'elle ne semble pas briguer ce poste pour le pouvoir mais comme une charge, parce qu'elle m'évoque l'avenir ...
D'aucuns diront que mes arguments sont légers ou infondés, ils ont le droit de le penser, ils peuvent même le crier, s'égosiller, s'en étouffer ... ça ne me fera pas changer !
... a voté ... 09/03/2007Pedj & Kelly ...
... chapeau les gars ... 08/03/200748 heures ...
1- Tiens, dorénavant, les toilettes sont sexuées dans le TGV ...
2- Zut, j'ai oublié mon rasoir ...
3- Hôtel nickel ... et très bien situé ...
4- Oscar, Edith, Pierre, Victor, ... ils sont toujours au Père Lachaise ...
5- ... avec aussi de charmants vivants qui se promènent au milieu des colchiques !
6- Premiers pas à l'OhFada ... accueilli par un vieux pote lyonnais !
7- Drague éhontée aux toilettes ...
8- Séance photos de GAiens se retrouvant !
9- Mettre toutes ses fringues dans un grand sac blanc ...
10- Siroter une bière d'une main en se tripotant de l'autre ...
11- Frôlements d'épidermes, emboîtements de muqueuses ...
12- Tiens, y'a KingKong sur Canal ...
13- ... pas mal, à part l'épisode des insectes gores !
14- RRR ...
15- ... zzz ...
16- ... RRR ...
17- ... zzz ...
18- ... RRR ...
19- ... zzz ...
20- Petit déj copieux !
21- A l'assaut des grands boulevards sous la pluie !
22- Tiens ... Loana aux Galeries Lafayette !
23- Oh, un charmant vacancier en short descend du Roissybus à Opéra !
24- Qui était Claude Vellefaux ? L'architecte d'Henri IV qui contruisit l'Hôpital Saint-Louis !
25- Partie de Wizard au DVD Café ... un petit goût de vacances !
26- Une station essence d'un autre temps ... et une interview bidonnée !
27- Des brochettes japonaises avec des os ... en attendant l'épisode 4 des retrouvailles ...
28- Des lunettes blanches géantes et l'attente de peoples improbables
(par ordre d'apparition : Philippe Labro, Tonie Marshall, Gérard Longuet, Sylvie Vartan, Pierre Dhostel, Régine, Philippe Lelièvre, Marie Laforêt, ...)
29- "Il" est là ... enfin ... c'est un homme, elle dit non, ... les tubes s'enchainent avec bonheur !
30- Une chemise blanche très bien portée ... à portée de main gauche !
31- On ira tous au paradis, de jolis confettis ... et un rappel supplémentaire seul au piano !
32- Un dernier verre à l'OhFada ... et un autre dernier verre ...
33- ... et encore une dernière tournée ... et un blind test de folie !
34- Retour à pied et RRR ...
35- ... zzz ...
36- ... RRR ...
37- ... zzz ...
38- ... RRR ...
39- ... zzz ...
40- Petit déj toujours copieux !
41- La maison de Nicolas Flamel, la plus vieille demeure de Paris (1407) ...
42- Des thermes, une dame et une licorne, des bois polychromes et des moules à gaufres ...
43- Victor Hugo, Jean Moulin, André Malraux et Marie Curie ... sans oublier le pendule de Foucault !
44- De succulentes crèpes sur l'île Saint-Louis ...
45- Ouverture du BHV Homme ... mais entrée sur invitation ... du coup, tous les pédés se retrouvent au BHV "La niche" ... zoophiles va !
46- Un Boeing de la Garuda s'écrase à Yogyakarta ... gloups ... à 4 mois près j'y étais ...
47- Tiens, ce soir, les toilettes sont bouchées dans le TGV ...
48- 45 minutes de retard au départ et à l'arrivée ... Bravo la SNCF !
... quoique ... j'aurai une réduc pour la prochaine fois ... 01/03/2007Rituel ...
Se mettre torse nu devant la glace,

s'humidifier le visage,
mettre une noix de gel dans la paume de la main,
étaler le gel et le faire mousser en massant,

enlever du doigt le surplus de mousse sur les lèvres,
mouiller le rasoir et inspirer,
tendre la peau de la joue gauche avec le pouce gauche,

entendre le crissement des poils décapités,
rincer le rasoir et continuer,
équilibrer la hauteur des pattes,
ralentir à l'approche du bouc,
passer la main sur la joue pour vérifier la douceur,

redonner un petit coup à contre-sens,
se rincer et enlever les restes de mousse,
appliquer un baume hydratant ...

... être un homme ...  |
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N'oubliez pas : 24h/24 7j/7
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