Bavardage : y'a du rab ...
Comme on peut s'en rendre compte sur le blog de Sorty, ce soir, je suis bavard ... or, nos invités sont partis, mon homme dort, comme beaucoup d'autres à 2 heures du mat, mon meilleur ami travaille, j'ai pas envie de sortir, bref, j'n'ai personne de disponible dans mon entourage dans l'instant, ce qui, il faut le dire, est con, surtout pour eux, parce que ma terrasse est magnifique la nuit et que ce serait super cool d'y bavarder tranquille, avec un verre rempli d'un truc frais à la main ... tant pis pour les absents, j'en profite tout seul, na ! ... et paf, je suis tombé sur vous, pas de chance ... c'est vous qui trinquerez ... et puis je crois aussi que je suis surtout bavard du clavier ce soir ... Bavard, bavarder, bavardage ... le propre du bavardage, c'est sa futilité ... et Dieu sait si je suis futile quand je le veux ... et même quand je le veux pas ? c'est pas faux ! ... "la futilité est-elle une fuite de l'utilité ?" ... vous avez quatre heures ! ... ça tombe bien, c'est l'époque du bac ... comme ce temps est loin ... comme je suis heureux de voir ce temps là depuis ce temps ci ... tiens, et comment voyais-je ce temps ci depuis ce temps là ? ... je me voyais marié (raté), père de famille (raté), encravaté (raté), riche (raté) ... mais je n'm'imaginais pas si réussi ... non pas que je me trouve beau et irrésistible (on ne rit pas dans le fond !), mais réussi comme parfaitement à sa place ... dont les actes sont en cohérence avec les envies, les pensées ... réussi comme m'acceptant dans ma totalité, acceptant ma vie dans sa totalité ... je n'ai absolument RIEN envie de changer dans ma vie ... dans ma vie passée, j'entends ... j'ai toujours plein d'envies pour le futur, mais je n'ai aucun regret digne de ce nom ... pour résumer, le Yom est heureux, heureux pfff ... je nage dans un océan de félicité ... le seul truc qui pourrait me chagriner en ce moment, c'est qu'un de mes proches soit dans une phase difficile ... ce qui n'est pas le cas, si on néglige les petits soucis récurrents qui donnent un peu de relief ... je suis tellement heureux que j'en arriverai presque à souhaiter mourir, là, tout de suite, paf ... mourir de bonheur ... comme la dernière bouchée d'un mets délicieux, comme la goutte du dernier spasme d'une éjaculation, comme la résonnance de la dernière note d'une symphonie ... et puis non ... chouette, alors ... je vais donc pouvoir me resservir, en profiter encore ...
... putain que c'est bon la vie ...
11/06/06 - 01:58
En commençant cet article, je n'avais aucune idée de son futur contenu ... mais je ne suis pas du tout étonné d'en être arrivé là ... c'est magique la vie !
yomot