Ouvrir un atlas,
choisir une carte qui m'appelle de ses couleurs, de ses courbes,
de ses noms, en gras d'abord, en tout petit ensuite.
Suivre un cours d'eau du doigt, remarquer un rétrécissement de son lit,
supposer une déclivité accrue, fermer les yeux et voir l'écume, entendre les rapides.
Trouver un nom de village étonnant, sourire en le prononçant à haute voix,
refaire son étymologie, nommer ses habitants et rire aux éclats.
Traverser un bois et découvrir un château en ruines, se promettre d'aller le visiter.
Considérer la courbe soudaine et aiguë d'une nationale,
trembler et froncer les sourcils en imaginant le gravier crissant sous les pneus.
Chercher le point culminant, repérer un tunnel,
inventer un nouveau pont, détourner une autoroute.
Tourner la page et se retrouver au bord de la mer,
lisser l'étendue bleue du plat de la main,
apprécier la trajectoire parfaite des routes de navigation.
Aborder la côte par un estuaire, entrer dans le port en humant l'iode.
Se rappeler soudain être passé dans la région,
remonter le temps en retraçant l'itinéraire,
chercher le lieu-dit du pique-nique si calme, hésiter entre deux clairières.
Ne plus voir que les voies ferrées, aller de gare en gare.
Compatir à la vue d'une centrale nucléaire, puis d'un aéroport.
Sentir l'agitation d'une ville dans le grisé de son plan réduit.
S'éloigner par un chemin forestier, tomber sur une chapelle,
changer de département et se retrouver dans un cul-de-sac.
08/06/06 - 04:10
looooooooollllllllll !!!!!!!!!!! mon pauvre !! ça ne s'arrange pas !! tu me fais mourir de rire !!
Il ne nous reste plus qu'à prendre la glacière, le pisson rouge et rejoindre notre mobilhome à Dunkerque mon p'tit furet !!
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